Compte tenu de la mortalité de l'encre de ma plume, c'est une éboche numérisée que je vous souffle. L'indécision de la situation me pousse à croire que l'infusion de mon esprit devra être talmudique tant je préfère les pages à carreaux que la chimère syntaxique d'Internet.
En ce soir de fête du travail, le rêve détient un point d'interrogation du bout de son idyllique. Je ne vous promet donc pas l'éloquence d'Hemingway ni le burlesque de Pierre Desproges, seulement quelques lignes qui, pour l'heure, me permettent de faire abstraction des attraits des bras de Morphée.
A l'heure où elle devait être grave, le ressenti des quelques mois passés, me pousse à des esquisses de faciès plus raffinées. Etant à l'aboutissement d'une carrière de militant pour un sifflet et des lignes blanches, je me demande si la fumée d'une cigarette ne pourrait pas m'obscurcir ma vue pour m'emmener plus simplement vers de nouveaux horizons. En d'autre terme, arrêter de courir pour observer. Mais surtout d'un point de vue isolé, éloigné d'une constante grégaire qui m'obligerait à faire un choix : fermer le poing ou regarder téléfoot sur france 2.
La critique bien qu'aisée et pusillanime, stimule le folklore d'une nation. La majorité des français se reconnaissent dans l'acceptation de pathologies innées. A partir de là, critiquer un peu plus ou un peu moins, ne changera pas la donne, surtout ici, où la notoriété de ces pages est scarifiée.
Parlons peu, parlons de moi. Cet élan de narcisime a réveillé le lecteur qui de lui même s'essayera à l'aisance de la critique par l'intermède des " commmzzzzzzz".
Les sentiments m'ont rattrappé et ont "fait chat" de l'égocentrisme que je prônais il y a si peu de temps comme les fonds de verres ont rattrappé mes performances sportives...c'est vous dire si mon coeur a désormais une salle d'attente. Néanmoins, son oscultation peut s'avérer dangereuse pour le patient néophyte car peut être que mon spéculum pourrait divaguer.
Une phrase que j'aurais pu énoncer il n'y a pas si longtemps :
"A raison de réchauffer les coeurs, j'ai des clauqes sur les mains. J'ai envie de voir comment ça fait de procéder façon Broustal, de faire le batard, le chien, l'enculé. J'ai envie d'écailler cette jeunesse dorée, de leur dire que si ils veulent l'or ils en auront pour leur argent."
J'ai donc décidé d'abandonner cet esprit réact, propre à la mesquinerie et aux talonettes. J'ai pris la décision d'opiner du chef en choississant mon camp. Retourner ses talons retourne également le ventre : il n'est jamais facile d'encaisser un soubre saut surtout lorsqu'il faut trancher ou couper des ponts pour se dire que finalement traverser à la nage légitime une sorte de conscience personnelle, de se dire qu'aprés quelques brasses et une grande traversée, on aura le sentiment d'avoir guerroyer et enfin qu'aprés l'effort, sur l'autre rive, nous attends le réconfort.
Ne vous inquiètez pas je ne compte pas faire plusieurs aller retour, ici, j'ai découvert une esquisse de modernisme, des ponts remplacé par des viaducs à doube sens où il est commode de circuler. Les accidents sont permis et les excuses sont gratifiées. Les prises de têtes sont en pleine politique de grands travaux et oeuvrent à une entreprise de démolition privilégiant désormais les prises de positions et les accolades.
Je pourrais épiloguer, mais j'ai la soudaine envie d'imaginer une suite parce que je l'avoue les bras de ce cher Morphée m'ont à présent erraflés et comme tout marchand de rêve, je ne reste pas insensible aux carresses divines.
Une dernière trame avant de sombrer, je voudrais dire merci à ceux qui ont bâtis ou collaborés aux fondations de cette rive. Ca fait un peu générique comme ça, mais ce n'était pour pas vous
citer .
" Méfiez vous des histoires, mefiez vous du conteur"