« Une fois jeté dans le monde, nous sommes condamnés à être libre » Jean- Paul SARTRE

« Une fois jeté dans le monde, nous sommes condamnés à être libre » Jean- Paul SARTRE
Il suffirait de publier une phrase avec une vidéo ou un lien musical pour retarder l'échéance de jets d'encre mensuels. Ceci permettrait d'une part de ne pas se fouler une phalange et d'autre part, au travers du choix de la vidéo, se dire qu'on est toujours présent : on s'extirpe de l'instinct grégaire en adoptant un titre interlope qui ne fera certainement pas l'unanimité mais qui, après connaissance du rédacteur, pet s'avérer être « in ». Malheureusement je n'ai pas la salle d'attente de certain. C'est pourquoi, je dois m'employer à déboucher mon stylo pour une centaine d'innocents qui passent sur ce no man's land syntaxique.
Vous l'avez donc compris, je ne puis faire le matois avec des phrases du genre « l'article est à venir » et ramassez des centaines de commentaire de fans aux yeux rouges qui attendent un débit de plume.
La célébrité virtuelle représentant pour moi un escalier en colimaçon d'une dizaine d'étage ( la montée est ardue et en plus on tourne en rond ), j'ai décidé de rester au rez-de-chaussée. On peut également y voir une sorte de sécurité dans le sens où si ces pages me lasse, je serais plus prés de la sortie. Plus excitant encore, si ça brûle en haut, j'en sortirais indemne étant le premier à regarder les stars se brûlaient les plumes.

L'important sera donc d'être libre : je n'ai ni à décevoir ni à convaincre. Je n'ai pas à produire d'esquisse buccale ni à sécher des larmes. Je n'ai pas à conserver de statut ni à changer de visage. Je n'ai pas à dégager d'environnement propre ni à ajouter le logo « Tilllate » en bas de mes photos. Je n'ai pas à montrer mes nouvelles chaussures ni qu'un muscle s'énerve dans ce secteur ç l'approche de l'été. Mais je n'ai pas également quelqu'un à impressionner, quelqu'un à qui plaire, quelqu'un à détester... je suis même pas sopra-baba des psychatra dé la rimi-a.

J'écris d'un jet unique et croyez moi, je n'ai pas le temps de viser. J'écris certes encore dans les mêmes conditions mais je n'ai jamais troqué mon café contre un sirop, ma cigarette contre un cigare, mon i-pod avec le silence ou mon rap avec de l'électro.

J'aime bien savoir où je vais...

Arrêtez de vous prendre la tête, classez moi dans la varièt'

« Mourir pour ses idées ne prouvent pas qu'elles soient
bonnes »
Yvan ADOUARD

# Posté le jeudi 14 juin 2007 09:04

L'Eldorado

L'Eldorado
Compte tenu de la mortalité de l'encre de ma plume, c'est une éboche numérisée que je vous souffle. L'indécision de la situation me pousse à croire que l'infusion de mon esprit devra être talmudique tant je préfère les pages à carreaux que la chimère syntaxique d'Internet.
En ce soir de fête du travail, le rêve détient un point d'interrogation du bout de son idyllique. Je ne vous promet donc pas l'éloquence d'Hemingway ni le burlesque de Pierre Desproges, seulement quelques lignes qui, pour l'heure, me permettent de faire abstraction des attraits des bras de Morphée.

A l'heure où elle devait être grave, le ressenti des quelques mois passés, me pousse à des esquisses de faciès plus raffinées. Etant à l'aboutissement d'une carrière de militant pour un sifflet et des lignes blanches, je me demande si la fumée d'une cigarette ne pourrait pas m'obscurcir ma vue pour m'emmener plus simplement vers de nouveaux horizons. En d'autre terme, arrêter de courir pour observer. Mais surtout d'un point de vue isolé, éloigné d'une constante grégaire qui m'obligerait à faire un choix : fermer le poing ou regarder téléfoot sur france 2.

La critique bien qu'aisée et pusillanime, stimule le folklore d'une nation. La majorité des français se reconnaissent dans l'acceptation de pathologies innées. A partir de là, critiquer un peu plus ou un peu moins, ne changera pas la donne, surtout ici, où la notoriété de ces pages est scarifiée.

Parlons peu, parlons de moi. Cet élan de narcisime a réveillé le lecteur qui de lui même s'essayera à l'aisance de la critique par l'intermède des " commmzzzzzzz".
Les sentiments m'ont rattrappé et ont "fait chat" de l'égocentrisme que je prônais il y a si peu de temps comme les fonds de verres ont rattrappé mes performances sportives...c'est vous dire si mon coeur a désormais une salle d'attente. Néanmoins, son oscultation peut s'avérer dangereuse pour le patient néophyte car peut être que mon spéculum pourrait divaguer.

Une phrase que j'aurais pu énoncer il n'y a pas si longtemps :
"A raison de réchauffer les coeurs, j'ai des clauqes sur les mains. J'ai envie de voir comment ça fait de procéder façon Broustal, de faire le batard, le chien, l'enculé. J'ai envie d'écailler cette jeunesse dorée, de leur dire que si ils veulent l'or ils en auront pour leur argent."

J'ai donc décidé d'abandonner cet esprit réact, propre à la mesquinerie et aux talonettes. J'ai pris la décision d'opiner du chef en choississant mon camp. Retourner ses talons retourne également le ventre : il n'est jamais facile d'encaisser un soubre saut surtout lorsqu'il faut trancher ou couper des ponts pour se dire que finalement traverser à la nage légitime une sorte de conscience personnelle, de se dire qu'aprés quelques brasses et une grande traversée, on aura le sentiment d'avoir guerroyer et enfin qu'aprés l'effort, sur l'autre rive, nous attends le réconfort.
Ne vous inquiètez pas je ne compte pas faire plusieurs aller retour, ici, j'ai découvert une esquisse de modernisme, des ponts remplacé par des viaducs à doube sens où il est commode de circuler. Les accidents sont permis et les excuses sont gratifiées. Les prises de têtes sont en pleine politique de grands travaux et oeuvrent à une entreprise de démolition privilégiant désormais les prises de positions et les accolades.
Je pourrais épiloguer, mais j'ai la soudaine envie d'imaginer une suite parce que je l'avoue les bras de ce cher Morphée m'ont à présent erraflés et comme tout marchand de rêve, je ne reste pas insensible aux carresses divines.

Une dernière trame avant de sombrer, je voudrais dire merci à ceux qui ont bâtis ou collaborés aux fondations de cette rive. Ca fait un peu générique comme ça, mais ce n'était pour pas vous citer .

" Méfiez vous des histoires, mefiez vous du conteur"

# Posté le mardi 01 mai 2007 18:21

Modifié le lundi 07 mai 2007 18:04

Trois points de suspension

" Elle se lève pour me plaquer un baiser sec sur la joue et je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil appréciateur à sa silhouette qui, malgré trois enfants, est toujours mince et ferme. On aurait peine à déceler le moindre élément changé de son visage, à part peut être le léger flétrissement de la peau sou les paupières, et pourtant une étincelle semble avoir disparu. La strucutre générale est bien en place, toujours aussi exquise, mais le moteur qui l'anime est comme altéré, sa pulsation vigoureuse réduite à un murmure vacillant. Les hommes continueront de la remarquer dans la rue, de détailler avec convoitise son ventre ferme et sa pointrine bombée, le galbe délicatement musclé de ses jambes et la courbe de ses fesses en forme de coeur, se verront réprimander par leur épouse ou leur petite amie pour avoir laissé traîner leur regard au-delà de la limite de temps réglementaire, avant de les amadouer à coups de belles déclarations sur les mérites des femmes aux formes épanouies et autres mensonges masculins; mais les choses en resteront là. Ils ne la ramèneront pas jusque dans leur lit par la pensée, comme ils l'auraient peut-être fait autrefois, histoire de superposer son image à la réalité ordinaire de leurs orgasmes ménagers. Sa beauté, quoique intacte, a basculé dans la catégorie oubliable"

Jonathan Tropper - " Le livre de Joe"

" Now a life of leisure and a pirate's treasure
Don't make much for tragedy
But it's a sad man my friend who's livin' in his own skin
And can't stand the company"

Bruce Springsteen

Il serait vraiment temps que l'on aille voir ce que se passe de l'autre côté de la manche

# Posté le mercredi 21 mars 2007 12:33

Modifié le vendredi 15 juin 2007 07:39

Oxygène

Oxygène
Les mots me viennent quand la nostalgie est à on paroxysme, quand tu claques la porte d'oxigène et que tu celle du dioxyde de carbone. Même avec une architecture musicale alhambresque j'écris tojours sur du rap avec des notes de piano pour exprimer la mélancolie de mon stylo.

La différence est que la nostalgie découle d'un passé proche, suite à quatre jours au plus que parfait. En d'autre terme, aprés sept mois de disette, j'ai enfin poussé la porte du Jardin d'Eden. Sans calfibre ni effets spéciaux, parce que ce que j'ai entendu déborde de vérité, parce que j'ai vu est bien réel, parce que ce que j'ai vécu était épicé : un peu de piquant relève le goût et en plus ça met en haleine. Etant donné qu' à 20 ans on termine la mise en bouche, il faut bien faire son choix pour le plat de résistance et même parfois y mettre le prix : parce que ma vie n'est pas un snack.

Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui finissent les soirées ?

Assis sur une table ou debout sur une chaise, à travers des lunettes ou au travers d'une bouteille, l'amitié nous fait les yeux doux. Difficile de détourner le regard car dans le séjour précedemment abordé elle fut partout, dans chacun de vos gestes, dans chacun de vos dires. Elle ne s'exprime que dans certaines circonstances : le nombre, l'audace et l'ivresse. Il n'y a pas plus de sincérité que dans le fond d'un verre.

Les acteurs, auteurs et réalisateurs des fins de soirées vous le diront. Surtout quand ce fond verre, enfin avalé, inspirait une partition sans triolet ni croche mais avec sincérité et accroche ( magique ...et désormais rendue publique ). Une improvisation géniale qui fera envier Michel Audiard... de battre mon coeur s'est arrêté... un instant, juste le temps d'un poème, d'un culot superbement mené, une belle main de maître sans flop, vous m'avez eu comme des as.

Je pourrais épiloguer le sensations mais ce temps là est révolu, je n'ai pas envie de laisser de traces, par peur de faire des ratures. En tout les cas, de belles majuscules se sont inscrites dans mon fond occipital et c'est pour ça que vos gestes sans coup bas seront tels qu'ils pourront me faire sortir du coma.
Le mal de la ville nous a noyé. Qui avais dit que Paris ne rentrait pas dans une bouteille ? Nous on est renré dans un gallon de jaune... mais bon avec des "si" on coupe du bois. On en est pas ressortis indemne je l'avoue ; les émotions grimpent plus vite et ont du mal à redescendre quand l'individu est perché. J'ai vu vos larmes, vos sourires, nous étions tous à coeur ouvert si bien que désormais dans vos jardins secrets, j'ai mon transat' et mon verre de vin.

"Excuzez ??? c'est où ? la bazz"

Ces moments là furent vrais, j'étais moi même dupliqué en dix, pour citer un homme qui deviendra "un vieil ami" : " inconsciemment il dit je t'aime" et le fait est que ces trois mots dit en coeur font plus de bruit que le chuchotment d'une personne. C'est si simple que je vous certifie que pour cet article je ne me suis pas creusé la tempe, juste que mon coeur bat la chamade et je vais avoir du mal à le signer parce que ces lignes c'est vous qui les avais écrites.

On part quand ?

# Posté le lundi 05 mars 2007 08:11

Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:17

Salut ça va ? ça va et toi ?

Salut ça va ? ça va et toi ?
Alors que mon titre vous laisse rêveur, on est en 2007, et la résolution de l'informatique porte toujours un point d'interrogation : j'ai toujours pas l'ADSL pour la rédaction d'article.

Dix huit bastos dans le treillis, il a fallu que la dix-neuvième le traverse. Malgrès un coeur de pierre, celle-ci la légèrement fendu. Assez pour me dire que je devais allmer le gaz et mette Nique Ta Mère à fond, pour me dire avant de clapser que finalement j'étais un rebel et qu'un coup de chico de Joey m'aurait fait plus de bien que la Traviata.

Hé non ! Je suis toujours là ! Pour vous faire dépenser une autre pression de votre index et peut être pour te faire engueler parce que vous passez à table pour ceux qui bouge pas pour ceux qui se chient dessus : mes articles ont toujours été un amuse gueule.

Bref, aprés une mot symbolique à la Clairefontaine et dans les coups ( de poignet ) du célibat voilà que je poursuis mon petit bonhomme de chemin. J'ai pensé que de toute façon quand t'as marché dans la merde, il te faut au moins deux-trois pas avant de l'essuyer sur le gazon.

Rêve pas ta vie, vie ton rêve

je sais, vite fait cet article sent la choopa-chups

# Posté le lundi 05 mars 2007 07:35

Modifié le mardi 22 mai 2007 21:03